Djokovic clôt l’année 2012 en beauté en secouant Federer à Londres

2011 restera comme l’année de la domination totale du Serbe couronnée par 10 titres, dont 3 sacres en Grand Chelem. En 2012, a partagé les lauriers mais la constance récitée lui a offert 6 titres, dont le Masters lundi et la place de numéro 1.

 

L’homme qui ne renonce jamais. Acculé, libérant l’impression d’être éjecté de la partie, Novak Djokovic trouve (presque) toujours la force de rebondir. Tel un diable sorti de sa boîte. A Londres, lundi, en finale du Masters, dans un étourdissant bras de fer, mélange de force brute et de subtilité technique, le Serbe a été longtemps secoué par Roger Federer, mené 3-0 dans la première manche et 5-4 (en effaçant deux balles de set) dans la seconde avant de s’imposer 7-6 (8-6) 7-5. Au terme d’un match étouffant loin de sentir la fin de saison. Une partie de «ping-pong» à l’intensité folle durant 2 h 14 min, comme la qualifia Olivier Delaitre sur twitter.

Sacré (un deuxième triomphe au Masters après le titre en 2008, le numéro 1 mondial pouvait rugir dans l’arène anglaise. Dans une attitude rappelant la chemisette arrachée (comme Andy Roddick à la belle époque) après avoir terrassé Rafael Nadal, en finale de l’Open d’Australie à l’issue d’un combat de 5h53 min en janvier dernier.

 

Djokovic, de Melbourne à Londres. Pour clore 2012 comme il l’avait débuté. Dominant. Conquérant. Rayonnant. Sa saison 75 victoires (12 défaites) recense 6 titres (Open d’Australie, Miami, Toronto, Shanghai, Pékin et le Masters), rappelle sa constance sur dur (50 succès-5 défaites), récite son emprise sur le Top 10 (24 victoires-10 défaites) et sa solidité dans les tournois du Grand Chelem (sacre en Australie, finale à Roland-Garros, demi-finale à Wimbledon et finale à l’US Open).

Djokovic trône pour la deuxième année consécutive au sommet du tennis mondial. A 25 ans. Il récita 2011 au presque parfait (70 victoires-6 défaites). En 2012, sa saison n’imprime pas la même domination mais libère une marque profonde, celle de la régularité pour un roseau sauvage. Le Serbe doté de l’habileté d’un chat (partageant avec Gaël Monfils le goût pour les glissades impossibles, même sur dur) et d’un mental d’airain plie mais ne rompt pas. La détermination de Rafael Nadal est légendaire. Celle de Novak Djokovic est sidérante. Le Serbe a lundi mené une étourdissante course-poursuite face à Roger Federer. Une de plus. Cette année, il a ainsi écarté 4 balles de match contre Tsonga en quart de finale à Roland-Garros. Il a effacé 5 balles de match contre Andy Murray en finale à Shanghai. De l’eau glacée coule dans ses veines. Comme le rappellent les 2 balles de match que Roger Federer dut avaler dans une ambiance bouillante lors des demi-finales de l’US Open en 2010 et 2011.

Djokovic solide et sensible qui a ponctué de manière époustouflante une saison éreintante et éprouvante. Il joua le tournoi de Monte-Carlo en mémoire de son grand-père Vladimir et arpenta la fin de saison contrarié par les soucis de santé de son père Srdjan. En conférence de presse, avant de classer sa dixième année professionnelle il revisita le Masters et cette année particulière: «J’ai joué du grand tennis tout au long de la semaine, très près de mon meilleur niveau. Cette saison, j’ai eu de nombreux succès et j’ai aussi connu des déceptions dans deux finales de Grand Chelem. Ca a été une année fantastique, où j’ai eu aussi des problèmes hors du court, comme récemment avec les ennuis de santé de mon père. Ce titre est pour lui.»

 

 

 

 

 

 

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