L’Allemand Sebastian Vettel (Red Bull), leader du Mondial de F1 avec 255 points, 10 de plus que l’Espagnol Fernando Alonso (Ferrari), peut être sacré dimanche au GP des Etats-Unis, son 100e GP de F1, dans trois cas précis.

Formula 1: Vettel peut être champion

– Vettel remporte la course (25 points) et Alonso ne termine pas mieux que 5e (10 points), ce qui permet à l’Allemand de 25 ans de compter 25 points d’avance sur Alonso avant la dernière manche.

– Vettel finit 2e (18 points) et Alonso ne termine pas mieux que 9e (2 points), ce qui donne à Vettel 26 points d’avance sur Alonso avant la dernière manche. Mais si Alonso termine 8e (4 points), Vettel n’aura que 24 points d’avance et l’Espagnol conservera une infime chance.

– Vettel finit 3e (15 points) et Alonso ne termine pas dans les 10 premiers (0 point), ce qui donne aussi à Vettel 25 points d’avance.

Dans deux de ces trois cas de figure (victoire ou 3e place de Vettel), puis en cas d’égalité de points à la fin du GP du Brésil, le 25 novembre sur le circuit d’Interlagos, Vettel serait sacré au bénéfice du nombre de victoires cette saison: il “mène” 5-3 avant les deux dernières manches.

En revanche, si Alonso remporte les deux dernières manches, aux USA et au Brésil, et marque donc 50 points, il est sûr d’être sacré pour la troisième fois de sa carrière en F1, même si Vettel finit deux fois deuxième derrière lui et ne marque donc que 36 points.

Le premier GP de “Baby Schumi” c’était en juin 2007, déjà en Amérique mais à Indianapolis. Vettel n’avait même pas 20 ans, il remplaçait au pied levé le Polonais Robert Kubica, blessé à Montréal dans un énorme accident, au volant d’une Sauber-BMW qu’il ne connaissait pas. Qualifié 7e, il avait terminé 8e, dans les points, son premier GP. Stupéfiant.

Ce record de précocité tient toujours et un autre est en vue, celui de plus jeune triple champion du monde de l’histoire de la F1, s’il remplit deux conditions dimanche à Austin, sur le tout nouveau Circuit des Amériques: monter sur le podium et marquer 15 points de plus que Fernando Alonso (Ferrari).

“C’est allé tellement vite, dit Vettel. Cent Grands Prix, ça fait beaucoup, ça veut dire que j’ai pris cent départs, que j’ai survécu cent fois au premier virage. Si je réfléchis un peu, ça ne fait pas si longtemps que je suis arrivé en F1. Ça montre bien que le temps passe très vite quand on fait quelque chose qu’on aime vraiment”.

 

 

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