Alors que Chelsea domine la Premier League et la Champions League, son entraîneur Roberto Di Matteo continue d’accumuler les excellents résultats… dans la plus grande indifférence.

Champions League- Chelsea«Pour nous, c’est l’entraîneur parfait.» Non, le compliment n’est pas destiné à José Mourinho, Alex Ferguson ou Carlo Ancelotti, régulièrement cités parmi les meilleurs entraîneurs du continent. Œuvre du meneur de Chelsea Juan Mata, c’est à un illustre inconnu du grand public qu’il s’adresse : Roberto Di Matteo.

Entré dans la carrière d’entraîneur de haut niveau par la porte de service, lorsque le propriétaire de Chelsea Roman Abramovitch en a fait, par défaut, le successeur d’André Villas-Boas la saison passée, le technicien italien a remporté quelques semaines plus tard la Ligue des Champions que le milliardaire russe convoitait depuis 9 ans. Pas mal pour un coach dont le CV se limitait alors à deux expériences à Milton Keynes et West Bromwich.

 

Mais ce qui impressionne le plus chez Di Matteo, c’est sa souplesse tactique. L’an passé, avec la vieille garde des Blues (Terry, Lampard, Drogba…), il avait bâti une équipe intraitable en défense, à défaut d’être emballante. Cette saison, à la demande de son président et grâce à l’apport de joueurs plus vifs (Hazard, Oscar, Torres désormais titulaire), c’est un Chelsea offensif que le public de Stamford Bridge vient applaudir. Le style change, mais les résultats perdurent : après 8 journées, le club londonien occupe seul la tête de la Premier League.

Lorsqu’on lui demande s’il souffre de ce manque de reconnaissance, le technicien italien assure qu’il «s’en fiche complètement» et qu’il n’est là que pour «faire le job aussi bien que possible». Une modestie qui l’honore mais qui pourrait, à terme, lui coûter sa place. De la même manière que Vicente Del Bosque avait été viré du Real en 2003 pour son manque de glamour, Abramovitch ne goûte que moyennement le déficit d’image de son coach. Et garderait un oeil sur Pep Guardiola…

 

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