Impressionnant en qualifications, Lewis Hamilton a confirmé qu’il était intouchable ce week-end à Monza en remportant aisément le GP d’Italie. Sergio Perez et Fernando Alonso, qui fait au championnat la très belle opération du week-end, complètent le podium.

Hamilton s’impose aisément à Monza

La démonstration des McLaren en qualifications allait-elle se confirmer en course ? Fernando Alonso allait-il pouvoir se dépatouiller du peloton pour grimper sur le podium ? Michael Schumacher était-il en mesure de créer la surprise comme le prédisaient certains analystes ?… Nombreuses étaient les questions avant le départ du GP d’Italie ce dimanche, 13e manche du championnat. D’entrée de jeu, Hamilton répondait à la première interrogation en prenant un très bon départ. L’Anglais se donnait rapidement de l’air sur la concurrence, dont Felipe Massa, mieux parti que Jenson Button. On ne le savait pas encore mais personne ne reverrait Hamilton. Alonso, lui, grappillait deux premières places et débutait son zigzag dominical annoncé pour venir se mêler à la lutte devant. Si quelques touchettes (Senna/Rosberg, Di Resta/Senna) animaient la première partie de course, tout le monde restait sagement dans le rythme. Le premier fait d’armes concernait Felipe Massa, doublé par Button avant même la première salve de ravitaillements. Le deuxième était une improbable opposition… dans les stands entre Alonso et Vettel, stoppés en même temps et qui repartaient pneus contre pneus, finalement sans échanger leurs positions. La lutte entre les deux hommes reprenait en piste quand Alonso était proche de la sortie de piste sur un étonnant ralentissement de Vettel à Lesmo. Dans l’herbe, le leader du championnat gardait le contrôle et revenait magistralement sur la trajectoire. Ce n’était que partie remise puisqu’au 29e tour, l’Espagnol prenait enfin le meilleur sur l’Allemand. Pire pour ce dernier qui était pénalisé d’un drive through suite à la visite hors-piste provoquée d’Alonso.

Si Vettel perdait alors tout espoir de podium, il en était de même pour Jenson Button, contraint de stopper sa McLaren pour un souci moteur (alimentation en essence). A l’inverse, Alonso pouvait avoir le sourire en dépassant «amicalement» Felipe Massa, pour pointer à une 2e place inespérée au sortir des qualifications. Mais le plus impressionnant retour était assurément celui de Sergio Perez. Parti 12e, sur une stratégie décalée, le Mexicain alignait les meilleurs tours en course pour pointer le bout du nez de sa Sauber sur la troisième marche virtuelle du podium. Avant de mettre la pression sur Alonso… trois tours seulement avant de le déposer littéralement ! Le leader du championnat avait surement dans un coin de la tête un calcul précis au regard de la prise de risques éventuelle pour contenir Perez, surtout qu’un tour plus tard, son grand rival au championnat, Vettel, mettait la flèche après les stands sur ordre de son stand, pour ne pas casser son moteur ! La victoire revenait donc à Hamilton, sans avoir combattu de toute la course, la joie était pour Perez, auteur de son troisième podium cette saison (après la Malaisie et le Canada), mais le réel gagnant, à n’en pas douter, était bien Alonso, qui augmente son avance en tête du championnat, et peut quitter l’Europe pour la tournée asiatique l’esprit tranquille.

Arrivé en tête du Mondial avec 24 points d’avance sur Vettel et 32 sur Webber, Alonso en compte désormais 37 de sécurité sur Hamilton et 38 sur Räikkönen. Quand il ne gagne pas, l’Espagnol joue placé face à des adversaires dans l’ensemble moins réguliers. Au classement Constructeurs, on assiste à un resserrement car Red Bull n’a plus que 29 points de marge sur McLaren et 46 sur Ferrari.

 

 

 

 

 

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