Derrière Serena Williams, la révolte tente de s’organiser. Si elles reconnaissent la grande forme de l’Américaine, les autres cadors du circuit n’entendent pas baisser les bras. A commencer par Victoria Azarenka, la patronne du WTA.

Victoria Azarenka

La prophétie de cet US Open 2012 veut qu’il y ait Serena Williams et les autres. Oui, mais les autres en question ont bien l’intention d’engager un combat farouche pour décrocher la Une. D’ailleurs, la n°1 mondiale s’appelle Victoria Azarenka. Victorieuse à Melbourne, demi-finaliste à Wimbledon, médaillée de bronze aux JO, elle a une régularité de patronne. Si son corps continue d’encaisser le tempo, elle pourrait enfin faire sauter le verrou Serena Williams à New York. Le dur est en plus sa meilleure surface.
«Après les JO, j’étais épuisée physiquement et mentalement, a-t-elle ainsi confié, donc je suis ravie d’avoir eu l’occasion de couper un peu et de bien préparer cet US Open. L’idéal aurait été d’avoir plus de matches sur dur avant ce tournoi mais il faut que je m’adapte. Je ne pense pas à Serena. Je pense à ma première adversaire. Le tournoi sera long, tout peut arriver. Cela ne sert à rien de penser à qui est favorite ou pas.» Azarenka a sans aucun doute le culot et la détermination pour déjouer le casse-tête Williams. Sa dauphine Agnieszka Radwanska a prouvé à Wimbledon qu’elle pouvait atteindre la taille cador, mais son inflammation à l’épaule droite met un gros bémol sur ses chances à New York.

Samantha Stosur, elle, avait fait sensation l’an dernier en dominant Serena Williams en finale, mais elle n’arrive pas en grande confiance. Dans la saga des imprévisibles, Li Na – coachée par Carlos Rodriguez – revient fort avec une finale à Montréal et un titre à Cincinnati. Idem pour la Tchèque Petra Kvitova, titrée à Montréal et à New Haven. Si la gauchère réussit à maîtriser les conditions de jeu ici (chaleur et humidité qui n’aident pas son asthme), elle devrait être proche de l’emballement final. On n’oubliera pas non plus l’Allemande Angelique Kerber. Sa route croisera sans doute celle de l’Américaine Venus Williams, reboostée par l’or olympique du double.

Mais celle qui est attendue comme la rock star n°2 par les suiveurs à New York, c’est Maria Sharapova. La Russe est traitée comme une star US, que ce soit en inaugurant sa marque de bonbons ”Sugarpova” ou en conférence de presse : la ”Maria-mania” n’est jamais loin. La n°3 mondiale est prête à relever le défi, même si elle n’a pas joué depuis les JO. «Je me sens bien. Je pense qu’à Montréal avec ce virus c’était simplement le signe qu’il fallait ralentir. Je suis arrivée tôt ici, je me suis bien entraînée donc ça va. J’ai eu une saison incroyable jusqu’à présent et là il va falloir tout donner pour ce dernier Majeur. Il n’y a aucune raison pour que je ne joue pas mon meilleur tennis ici.»

 

 

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