Roger Federer n’a pas manqué son premier rendez-vous de la quinzaine new-yorkaise. Au premier tour de l’US Open, le numéro un mondial s’est débarrassé de Donald Young avec une facilité déconcertante. En trois petits sets (6-3, 6-2, 6-4) et à peine 1h34′.

Federer

Une mise en jambe idéale pour le quintuple vainqueur du tournoi. Presque une formalité, même, tant l’écart de niveau entre le Suisse et l’Américain, classé au 81e rang à l’ATP, était flagrant.

La propension du Suisse à toujours répondre présent dans les grands rendez-vous peut-être un premier début d’explication. “Quand je m’entraine devant personne devant des heures et des heures, des jours et des jours, c’est pour ce genre de match que je me prépare, explique-t-il. Forcément, quand ça arrive (ndlr : de jouer des grands matches), je suis excité, j’ai envie de jouer. J’ai envie de montrer ce que je peux faire. Même si c’est beaucoup de pression aussi.”

Certes, Federer peut parfois ressentir une éventuelle tension en entrant sur un court. Mais il sait aussi la contenir. Grâce à son expérience accumulée sur le circuit. Contrairement à son adversaire.“J’ai un avantage sur Donald Young, a-t-il avoué après leur confrontation. Par exemple, j’arrive à jouer chaque match à un très haut niveau. Alors que, lui, son niveau varie. Un peu comme des vagues : parfois il joue bien, parfois moins bien, parfois pas très bien, parfois très très bien. Alors, quand il arrive sur un court central contre moi, il ne sait pas très bien ce qui va lui arriver. Alors que moi je sais que je vais avoir un certain niveau et ça me calme.”

Mais sa décontraction relative n’est qu’un élément parmi d’autres. Car techniquement, l’homme aux 17 titres du Grand Chelem est aussi nettement au-dessus du lot. Son aisance et sa fluidité dans chacun de ses coups font merveille. Il le reconnait sans détour. “Je joue tout le temps contre des joueurs qui sont dans le Top 50. Forcément, je vois un niveau plus élevé, plus souvent. J’ai joué environ 60 matches cette année. Et lui peut-être 25 ou 30 matches. J’ai plus l’habitude de la cadence, des grands services.”

Car dans le tennis d’aujourd’hui, les simples séances d’entraînement ne suffisent plus quand il s’agit de passer un cap. De faire partie du top niveau mondial. Avec du recul, du haut de ses 31 ans, Federer le constate quand il se remémore ses débuts sur le circuit. “Mon revers n’était pas incroyable au début de ma carrière. Tout le monde s’est mis à jouer sur mon revers. Ça devenait presque un entrainement pour moi. C’est vraiment dans les matches que tu dois prouver que tu peux faire un revers long de ligne, un passing ou un chip pour rester dans l’échange. Tu ne peux pas forcément le faire à l’entrainement. Alors tous les matches joués t’apportent beaucoup. On sous-estime ça quelquefois. La régularité est quelque chose que j’ai énormément travaillée et aujourd’hui, ça paye.”

 

 

 

 

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