Le légendaire All Black Jonah Lomu, hospitalisé à deux reprises ces derniers mois en raison de complications rénales, dit aller “beaucoup mieux” mais toujours envisager “une nouvelle greffe” de rein, huit ans après la première, dans un entretien publié mercredi par le quotidien français Le Figaro.

Le légendaire Jonah Lomu

S’il a pu rejoindre son domicile et retrouver sa famille, l’ailier mythique, qui continue de suivre l’actualité du rugby, reste dans l’expectative quant à son avenir, dépendant de l’évolution de son rein greffé il y a huit ans.

On restait sans nouvelle de lui depuis la dernière Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, lorsqu’en plein tournoi, il avait été hospitalisé en urgence, intégrant les soins intensifs d’un hôpital d’Auckland afin de traiter son rein greffé en juillet 2004, suite au diagnostic d’un syndrome néphrétique (désordre rénal) en 1995.

Jonah Lomu tente de rassurer ses fans dans un entretien accordé au Figaro, avouant qu’il va “beaucoup mieux. J’essaie de reprendre le cours de ma vie tout en sachant que je vais peut-être devoir subir une nouvelle greffe. Je suis sous dialyse trois fois par semaine. Le reste du temps, j’essaie de prendre un maximum de temps pour ma femme et mes enfants…

A 37 ans, Lomu reste néanmoins dans l’expectative : “Aujourd’hui, il s’est endormi et le traitement que je suis tente de le réveiller. Si, à terme, cela ne fonctionne pas, il va me falloir un nouveau rein pour pouvoir survivre“.

Une vie en suspens, qui n’empêche pas l’ailier mythique de continuer à suivre l’actualité du rugby, même s’il reconnaît se tenir informé “moins qu’auparavant. Honnêtement, les dialyses me fatiguent beaucoup et, lorsque j’ai du temps, je le passe avec ma famille. Mais je regarde toujours les grands matchs, surtout lorsque les All Blacks sont sur le terrain…” Ces All Blacks qu’il avait eu le temps d’accompagner à l’occasion du match d’ouverture de la dernière Coupe du monde en tant qu’invité vedette de la cérémonie d’ouverture de la compétition. Malgré la maladie, Lomu n’avait forcément rien raté du parcours et du sacre jusqu’en finale de McCaw et ses coéquipiers : “Cette équipe a su faire le boulot. Elle se devait de ne pas passer à côté de «son » Mondial. Je ne sais pas ce qui serait arrivé s’ils avaient perdu…“. La Coupe Webb-Ellis est rentrée au pays et c’est là l’essentiel, malgré une finale au forceps face à la France. ”

Lomu, marié et père de deux enfants, a subi une première greffe de rein en juillet 2004.

Il a marqué 37 essais en 63 sélections entre 1994 et 2002 sous le maillot All black et a été finaliste de la Coupe du monde 1995.

 

 

 

 

 

 

 

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