En 400m quatre nages, Ye Shiwen, âgée de seulement 16 ans, a battu le record du monde aux JO de Londres. Et aurait battu des champions masculins, dont Phelps et Lochte. Une figure de la natation l’accuse de dopage, mais le CIO balaye les doutes.

(Photo Reuters)

La performance de Ye Shiwen, la nageuse chinoise de 16 ans seulement qui a battu aux JO de Londres  le record du monde, en 4’28″43 samedi en 400m quatre nages  avec un incroyable dernier 100m, a suscité une polémique et des accusations de dopage.

Le patron de l’Association mondiale des entraîneurs de natation John Leonard, a trouvé ce lundi “perturbante” sa performance, quand le CIO affirme ne pas avoir raison de douter.

Avec son temps en finale, Ye Shiwen a effacé d’un peu plus d’une seconde le record précédent, détenu par l’Australienne Stephanie Rice aux Jeux de Pékin et médaillée d’or en 2008. Elle a nagé un dernier 50m nage libre en 28″93 contre 29″10 pour… le super-champion américain multi-médaillé Ryan Lochte.

“Elle est impressionnante. Si elle avait été avec moi, elle m’aurait peut-être battu”, a souligné dimanche l’Américain. Son compatriote Michael Phelps  a abondé dans le même sens ce lundi: “elle m’aurait dépassé aussi, elle a dépassé la plupart des gars du 4x100m”.

De là à parler de dopage, il n’y a qu’une brasse. “Historiquement, on a appris que chaque fois qu’on voit quelque chose en natation qui parait incroyable, on a apprenait plus tard une affaire de dopage”, affirme John Leonard.

Le patron de l’Association mondiale des entraîneurs de natation et de celle des entraîneurs américains a fait part de ses doutes au Guardian. Et de trouver que le 100m de la nageuse lui rappelle “certains nageurs d’Allemagne de l’Est”.

Ye Shiwen a défendu sa performance. “Il n’y a pas de problème de dopage, l’équipe chinoise a une politique ferme”, a-t-elle déclaré, disant avoir été mise en confiance par cette victoire.

Le Comité international olympique (CIO) lui a emboîté le pas et balayé, à son tour, les doutes émis. “Soupçonner quelqu’un immédiatement d’avoir fait quelque chose parce que cette personne a réalisé une performance extraordinaire est triste pour le sport olympique”, a estimé Arne Ljungvist, président de la commission médicale du CIO et vice-président de l’Agence mondiale antidopage (AMA).

Le comité d’organisation des JO a rappelé que tous les médaillés subissaient automatiquement  un contrôle antidopage.

 

 

 

 

 

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