L’Américain Nathan Adrian (47″52) a remporté le 100m nage libre en devançant d’un centième l’Australien James Magnussen, grand favori. Le bronze revient au Canadien Brett Hayden.

Le nageur Américain Adrian après sa victoire historique sur 100m nage libre

Le nageur Américain Adrian après sa victoire historique sur 100m nage libre

On attendait James Magnussen. On espérait Yannick Agnel. Mais Nathan Adrian, lui, se moquait de tout ça. Vingt-quatre ans après Matt Biondi, il a remis le sprint américain au sommet de l’Olympe. La fin d’une disette inédite par sa longueur pour la natation américaine dans l’épreuve reine des Jeux. A la touche, Adrian est venu coiffer Magnussen, grand favori de cette finale. Un minuscule centième sépare les deux hommes, côte à côte au centre du bassin: 47″52 pour Adrian, 47’53” pour Magnussen. Derrière, en second rideau, Brett Hayden (47″80) est venu priver Yannick Agnel de sa quatrième médaille pour… quatre petits centièmes.

James Magnussen a produit son effort et jusqu’à l’ultime instant, l’Australien a paru en mesure de succéder à Michael Wenden, dernier champion olympique des Antipodes, à Mexico, en 1968.

Mais pour se mettre à l’abri d’Adrian, il aurait fallu que Magnussen puisse nager au niveau de sa meilleure performance mondiale 2011 (47″10).

En nageant près d’une demi-seconde moins vite, il s’est mis sous la menace. Mais il convient de ne pas minimiser la performance de Nathan Adrian. En 47″52, l’Américain a battu son record personnel. Il a nagé le 100m de sa vie. Pas Magnussen. La différence est là.

Sa victoire, c’est celle d’un dangereux outsider, plus que celle d’un homme incontournable. Magnussen devait être celui-là. La pression était indéniablement plus forte sur l’Australien, champion du monde en titre, nouveau phénomène du sprint mondial, et appelé à dominer comme un Popov ou un Van den Hoogenband le fit avant lui. Adrian, lui, avait tout à gagner. Jusqu’ici, il n’avait encore jamais connu la grande consécration individuelle, son palmarès olympique et mondial se limitant à des titres en relais, avec le 4×100 ou le 4×100 4 nage américaines. Mercredi soir, à Londres, Nathan Adrian a pour toujours changé de dimension. Il lui a fallu à peine plus de 47 secondes pour cela…

 

 

 

 

 

 

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