Nombre d’athlètes africains ont abandonné leur nationalité pour rejoindre un autre pays, avec des motivations variées… Avec des résultats inégaux.

Bernard Lagat ex-kenyan, naturalisé américain

Bernard Lagat ex-kenyan, naturalisé américain

 Par amour. C’est sous les couleurs du Danemark que l’ex-Kényan Wilson Kosgei Kipketer, spécialiste du 800 m, remporte une médaille d’argent à Sydney et de bronze à Athènes : il y a posé ses valises en 1990 pour y faire sa vie et se marier.

 

 Pour la carrière. Le sprinteur nigérian Francis Obikwelu a profité d’une compétition à Lisbonne, en 1994, pour s’établir au Portugal. Il a porté les couleurs nigérianes jusqu’aux JO de Sydney et est devenu portugais en 2001. Médaillé d’argent à Athènes, il demeure le détenteur du record d’Europe du 100 m

 Pour la revanche. Quand, en 2008, la Camerounaise Francoise Mbango-Etone, championne olympique 2004 et 2008 de triple saut, est expulsée d’un stade en plein concours par sa fédération, personne n’imagine qu’elle va enfiler le maillot français peu de temps après. Elle ne sera pas présente à Londres, faute d’avoir réussi les minima.

 

 Pour les études. Ce sont ses aspirations estudiantines qui ont poussé le Kényan Bernard Lagat à rejoindre les États-Unis en 1996. Naturalisé en 2004 et diplômé en économie de la Washington State University,  Lagat pourrait bien, à 37 ans, offrir à son nouveau pays une médaille olympique sur 1 500 m à Londres, après le bronze de Sydney et l’argent d’Athènes sous le maillot kényan.

 

… Pour l’argent. Le destin du Kényan Stephen Cherono, 29 ans, n’a rien de banal. Depuis 2003, tout le monde l’appelle Saif Saaeed Shaheen, le nom musulman qu’il a adopté en même temps que la nationalité qatarie. Une rente à vie et la construction d’une piste synthétique d’athlétisme au Kenya ont convaincu le recordman du monde du 3 000 m steeple de rejoindre l’émirat.

 

 

 

 

 

 

 

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