Quatre ans après sa dernière apparition sur le Tour, Alejandro Valverde s’est offert une belle victoire d’étape dans les Pyrénées, entre Bagnères-de-Luchon et Peyragudes. Wiggins conserve solidement son maillot jaune sur ses épaules.

(AP Photo)

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De 2008 à 2012. Quatre longues années de purgatoire pour Alejandro Valverde. Accusé de dopage dans l’affaire Puerto, l’Espagnol n’avait plus eu le droit de prendre le départ du Tour de France. Finalement repenti, le coureur de la Movistar a fait son retour sur la Grande Boucle. Peu en vue jusque-là et nettement distancé au général, il s’est refait une santé dans les Pyrénées. A la lutte avec les meilleurs mercredi, le vainqueur de la Vuelta 2009 est passé à l’offensive ce jeudi et s’est octroyé sa 71e victoire personnelle, sa quatrième sur le Tour de France. Une belle résurrection.  Parmi les favoris, Froome et Wiggins ont affiché leur suprématie en lâchant un à un tous leurs adversaires. Ils ont buté à 18‘’ du vainqueur. Le Tour de France tend les bras à la Sky et à Wiggins. Merci Froome.

Comme chaque jour, le début de cette dernière étape de montagne a été très animé. Chacun avec des ambitions bien personnelles. Certains visaient la victoire d’étape, d’autres cherchaient une opportunité pour se replacer au général. Nibali, en personne, est rapidement passé à l’offensive avant de se raviser, eu égard à une portion du parcours peu profitable. Mais 17 hommes ont pu prendre la bonne échappée. Parmi eux, encore Thomas Voeckler. Il voulait défendre son maillot à pois remporté la veille avec brio au détriment de Kessiakoff. Le Tricolore a ainsi marqué à la culotte son concurrent direct et est passé en tête dans chacun des trois premiers cols de la journée. Suffisant pour s’assurer définitivement le port de sa tunique jusqu’à Paris. Avant que le Port de Balès ne livre une autre physionomie de course.

Le groupe de tête s’est alors disloqué. Valverde, qui avait affiché clairement ses ambitions, est parti à l’avant en costaud. D’abord accompagné des plus résistants, puis en solitaire. Transparent depuis le début du Tour, l’Espagnol s’est retrouvé depuis deux jours. Attaquant audacieux, il a fait preuve d’un bel esprit combattif lui ouvrant les portes d’une nouvelle victoire d’étape personnelle sur le Tour de France qui le fuyait depuis quatre ans. Derrière, la bagarre entre les favoris a encore une fois été décevante. Nibali a fait rouler ses coéquipiers en tête de peloton sans jamais rien essayer.

Van den Broeck n’a placé qu’une banderille, à 7 kilomètres de la ligne, finalement fatale à Evans et Zubeldia. Le retour de bâton ne s’est pas fait attendre. Froome, de très loin le plus fort, a lâché tout le monde au train. Nibali, Van den Broeck, Rolland, Pinot, Van Garderen. Personne n’a résisté. Même le maillot jaune Wiggins ne pouvait plus suivre. Mais face à la stratégie d’équipe, le « Kényan blanc » a dû décélérer. Au prix de la victoire d’étape et peut-être même d’un Tour de France qui lui tendaient les bras.

 

 

 

 

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