Peter Sagan a signé sa troisième victoire sur le Tour 2012 en remportant la 6e étape à Metz, devant Andre Greipel. Cancellara reste en jaune. La journée a été marquée par une chute massive qui a fait de nombreuses victimes parmi les prétendants au général (Schleck, Gesink, Hesjedal).

Tour de France 2012

Peter Sagan peut bomber le torse et gonfler les biceps. Il vient de dompter André Greipel (Lotto Belisol) à Metz pour signer sa troisième victoire en moins d’une semaine. Cette fois, il s’est imposé sur du plat, un terrain où il a, ce vendredi, compensé son déficit de puissance face au colosse Allemand, qui a dû se contenter de la deuxième place. L’Australien Matt Goss (Orica GreeEdge) a pris la troisième place sur la ligne, devant le Néerlandais Kenny Van Hummel (Vacansoelil) et l’Argentin Juan Jose Haedo (Saxo Bank).

Il faut dire que Sagan est l’un des rares rescapés d’une journée qui a fait beaucoup de victimes. A commencer par Greipel lui-même, marqué au genou par deux chutes en début de course qui lui ont sans doute coûté un peu de puissance dans le final. Des chutes en pagaille qui ont encore une fois mis Cavendish (Sky) sur le carreau. Mais les grands perdants de la journée sont Frank Schlek (RadioSchak) ou Alejandro Valverde (Movistar) qui ont perdu 2’10” ce vendredi.

 

Le Néerlandais Robert Gesink (Rabobank) est arrivé avec un retard supérieur à trois minutes et le vainqueur du dernier Giro, le Canadien Ryder Hesjedal (Garmin), a été repoussé plus loin encore, à plus de 13 minutes. Des concurrents au général qui ont perdu une partie de leurs ambitions en Lorraine après une chute massive à 25 kilomètres du terme qui a coupé le peloton en deux. Pas de souci en revanche pour Fabian Cancellara qui conserve les commandes du général. Cette maxi-chute, qui s’est produite sur une longue ligne droite en pleine campagne, a provoqué l’abandon de plusieurs coureurs (Danielson, l’un des vrais outsiders pour le général, Vigano, Astarloza). Les leaders français n’ont pas été épargnés puisque Pierre Rolland (Europcar) et Jean Christophe Péraud (Ag2r) paient eux aussi leur mauvais positionnement dans le paquet et ont coupé la ligne avec 2’10” de retard sur Sagan.

Parti à la poursuite de David Zabriskie (Garmin), Davide Malacarne (Europcar), Romain Zingle (Cofidis) et Karsten Kroon (Saxo Bank), les quatre audacieux du jour qui ont tenté leur chance dès le kilomètre 5, Orica GreenEdge n’a pas attendu les attardés et creusé les écarts. Pourtant, dans le final, la formation australienne a une nouvelle fois laissé la main à Lotto Belisol, condamnant Matthew Goss, finalement troisième. Esseulé, Sagan l’a joué finement en choisissant la bonne roue pour battre en puissance, et ce n’est pas un mince exploit, Greipel. Mais comme jeudi, le peloton a bien failli se faire surprendre par les hommes de tête. Et c’est sous la flamme rouge que David Zabriskie (Garmin) a mis un point final à ses ambitions. Il n’est pas le seul ce vendredi.

 

 

 


Share Button