Rwanda | JO La bataille des superpuissancesDevancés par la Chine il y a quatre ans à Pékin, les Etats-Unis voudront reprendre leur place au sommet des nations lors des JO de Londres, qui s’ouvrent ce vendredi. A domicile, les Britanniques chercheront, eux, à briller tandis que les Français espèrent être plus prolifiques en or qu’en 2008.

 

Il y a quatre ans, la Chine n’avait pas fait qu’impressionner le monde entier en étant l’hôtesse de Jeux gigantesques et parfaitement organisés. Elle avait également créé un petit séisme dans le monde de l’olympisme en terminant pour la première fois de l’histoire à la première place du tableau des nations. Avec 100 médailles, dont 51 en or, l’Empire du Milieu avait devancé son grand rival, les Etats-Unis. Les Américains étaient, certes, plus souvent montés sur les podiums de Pékin (110 médailles) mais moins souvent sur la plus haute marche que les Chinois (36 titres). Le duel entre les deux géants devrait donc se poursuivre à Londres où la Chine pourra encore compter sur sa domination en tennis de table (tous les titres raflés en 2008), en plongeon (7 titres sur 8), en gymnastique (11 sur 18) ou encore en haltérophilie (8 sur 15).
Meilleure nation de l’histoire des Jeux (2298 médailles dont 930 en or !), les Américains entendent bien reprendre la première place qu’ils occupaient depuis 1992 avant le couac de Pékin. Derrière leur immense star Michael Phelps (16 médailles olympiques, dont 14 en or !), qui briguera “seulement” 7 titres dans le bassin londonien contre 8 il y a quatre ans, les Etats-Unis compteront avant tout sur la natation (31 médailles en 2008) et l’athlétisme (23), qui leur avait rapporté plus de 50% de leurs médailles à Pékin, pour enrichir leur collection. «Je ne peux honnêtement pas vous donner un chiffre mais je peux vous dire qu’on va aux Jeux pour gagner le tableau des médailles», disait en avril Alan Ashley, le chef de la performance au Comité olympique américain (USOC). Pour les 20 ans de la Dream Team 1992, les basketteurs, emmenés par Kobe Bryant et LeBron James sont également attendus sur la plus haute marche du podium, comme leurs homologues féminines d’ailleurs.

Derrière les deux mastodontes, la Russie, 3e à Pékin en 2008, cherchera, au moins, à conserver ce rang, deux ans avant d’accueillir les JO d’hiver à Sotchi. «Nous voulons finir parmi les trois nations les plus médaillées», affirme le président du Comité olympique russe (ROC), Alexander Zhukov qui espère 25 médailles d’or (deux de plus qu’en 2008). Pour motiver les athlètes russes à atteindre cet objectif, un magnat de la sidérurgie a promis une prime exceptionnelle d’un million de dollars, en liquide (!), à chaque champion olympique ! De son côté, le pays organisateur comptera sur le soutien de son public et la motivation particulière de ses athlètes pour briller. 4e en 2008 à Pékin avec 47 médailles, dont 19 en or, la Grande-Bretagne visera donc «48 médailles» à Londres, selon le ministre des Sports Hugh Robertson. Les Britanniques s’appuieront sur leurs forces traditionnelles, le cyclisme sur piste avec la star Chris Hoy, triple médaillé d’or à Pékin et porte-drapeau vendredi soir lors de la cérémonie d’ouverture, la voile avec Ben Aislie (3 fois champion olympique) et l’aviron, pour porter haut l’Union Jack.

 

 

Share Button