Maria Sharapova réalise le Grand Chelem en carrière en remportant son premier Roland-Garros. Battue samedi en finale, Sara Errani n’a rien pu faire pour l’en empêcher (6-3, 6-2). La Russe, qui redeviendra numéro un mondiale lundi, décroche son quatrième titre majeur et son 27e titre WTA en carrière.

Roland Garros  Sharapova entre dans la légende

 

 

 

 

 

Maria Sharapova est entrée dans la légende du tennis féminin pour de bon. Huit ans après son premier titre majeur remporté à 17 ans sur le gazon de Wimbledon, la Russe a complété sa collection en Grand Chelem en s’imposant à Roland-Garros pour la première fois de sa carrière. Samedi, Sara Errani a été balayée en une heure trente de jeu (6-3, 6-2) dans une finale où l’Italienne n’a jamais été en mesure d’inquiéter la Russe. A 25 ans, la Sibérienne devient la dixième joueuse de l’Histoire du tennis à réaliser pareille prouesse, la sixième de l’ère Open et la première depuis Serena Williams qui avait aligné les quatre tournois majeurs entre 2002 et 2003.

Après ses victoires à Wimbledon en 2004, à l’US Open en 2006 et à l’Open d’Australie en 2008, Roland-Garros est le titre majeur qui manquait cruellement à son palmarès. Samedi, sur le court Philippe-Chatrier, la Russe a comblé ce vide. Elle se trouve, à 25 ans, récompensée de ses efforts pour revenir au plus haut niveau, après son opération à l’épaule droite en octobre 2008, qui l’avait tenue à l’écart des courts pendant neuf mois. Contre une Errani, qui disputait sa première finale d’un tournoi du Grand Chelem et dont le meilleur résultat dans ces tournois était jusque-là un quart de finale à l’Open d’Australie en janvier, Sharapova s’est montrée maîtresse de son destin.

Errani, qui n’avait jamais battu une membre du Top 10 avant ce tournoi, mais a éliminé sur son passage trois joueuses titrées en Grand Chelem, n’a jamais trouvé les moyens de s’opposer à la puissance et à la vitesse de balle de la Russe. Peut-être un peu crispée, et un peu éprouvée physiquement après avoir passé près de deux heures de plus sur les courts que son adversaire, l’Italienne a très mal débuté, menée 4-0. Elle a lentement commencé à se libérer et à pousser Sharapova dans des échanges un peu plus soutenus. Quelques fautes de la Russe lui ont permis d’abord de recoller à 4-2, puis de sauver deux balles de set. Mais très sereine, la Russe a saisi sa troisième opportunité.

Montrant tous ses progrès sur terre, une surface qui l’a longtemps rebutée mais sur laquelle elle a désormais remporté cinq de ses six derniers titres, elle a encore accentué la pression en début de deuxième set. Profitant de la grosse faiblesse d’Errani sur sa deuxième balle de service, elle a breaké d’entrée. L’Italienne, qui deviendra N.10 mondiale lundi, a résisté avec générosité et caractère, chaque point lui demandant une débauche d’énergie insensée.

Mais Sharapova, plus déterminée que jamais, a conclu sur sa troisième balle de match, pour devenir la sixième joueuse différente à s’imposer sur les six derniers tournois du Grand Chelem.

Elle qui restait sur deux finales du Grand Chelem perdues à Wimbledon en 2011 et à l’Open d’Australie 2012, a maîtrisé la finale, comme l’ensemble du tournoi qu’elle a survolé, tandis que les autres favorites disparaissaient au fur et à mesure. Seule la Tchèque Klara Zakopalova, en huitièmes de finale, aura réussi à lui prendre un set. Pour parvenir à ses fins, elle n’a concédé au final que 34 jeux, soit moins de 5 de moyenne par match. La Russe décroche son 27e titre WTA, “l’un des plus marquants” selon Sharapova qui fera désormais de Paris une place privilégiée dans son cœur de championne.

 

 

 

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