Face à un David Ferrer totalement démuni, Rafael Nadal n’a eu aucun mal à se qualifier pour sa septième finale de Roland-Garros en huit ans (6-2, 6-2, 6-1). L’Espagnol, encore une fois impressionnant d’efficacité face à l’un des meilleurs joueurs sur terre battue, n’a toujours pas perdu un set.

Rwanda : Roland Garros NadalQuatre jeux. La demi-finale entre Rafael Nadal et David Ferrer a duré quatre jeux. Les quatre premiers. Impérial sur son service, le numéro six mondial a bousculé le sextuple vainqueur de Roland-Garros sur ses deux premières mises en jeu. Au point de se procurer deux balles de break à 2-1 en sa faveur. Nadal les a sauvées. Il a égalisé à deux partout et le match s’est terminé là. Dans la foulée, Rafa a breaké, il s’est envolé et Ferrer n’a plus jamais existé. Après cette entame flatteuse, le Valencian n’a plus marqué quatre malheureux jeux.

Voilà donc Nadal en finale de Roland-Garros pour la septième fois de sa carrière. Il a remporté les six premières et, sur ce qu’il a démontré depuis le début de la quinzaine, il faudra que son adversaire dimanche produise un match d’anthologie pour espérer le priver d’une septième couronne record. La victoire de Nadal sur Ferrer est évidemment tout sauf une surprise. Parce qu’il avait remporté leurs treize derniers duels sur terre, la seule défaite du taureau de Manacor sur l’ocre contre son compatriote remontant à 2004, à Stuttgart. Puis Nadal a été tellement facile cette année à Roland-Garros qu’on voyait mal Ferrer réussir là où il si souvent échoué.

Mais on s’attendait tout de même à assister à un gros combat. A une opposition féroce de la part du trentenaire. Si surprise il y a eu vendredi sur le central, elle est venue de là, de cette absence d’opposition. Comme si le fait de ne pas avoir su saisir sa première opportunité avait suffi à étouffer dans l’oeuf toute velléité de résistance de David Ferrer. Pour sa première demi-finale à Roland-Garros, c’est peu dire qu’il a raté son rendez-vous. Dommage. Même la pluie, tombée brutalement et abondamment alors qu’il était mené 6-2, 4-1, n’a pas suffi à sauver Ferrer des eaux. Après une interruption de 50 minutes, Nadal a repris son inexorable marche en avant, piétinant son adversaire.

Le numéro deux mondial a dominé dans tous les compartiments du jeu. Efficace au service, impérial en défense comme à son habitude, et supérieur du fond du court, il a pris le dessus dans les rares échanges qui ont duré. Ferrer n’en a quasiment pas gagné un seul. De fait, Nadal n’a commis que seize petites fautes directes en vingt-trois jeux. Résultat, peut-être la demi-finale la plus facile de sa carrière parisienne. Il s’était préparé à une lutte acharnée, il a à peine eu le temps de transpirer après ce non-match de 1h46. Il ne va pas s’en plaindre. Pour l’instant, seul Nicolas Almagro a réussi à le titiller un minimum, le temps d’un set.  Ce qui se dit ici, à Roland-Garros, c’est que Rafael Nadal n’a peut-être jamais été aussi fort sur terre battue qu’en cette édition 2012.

 

 

 

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