Un an après sa défaite contre Novak Djokovic sur le même court, Rafael Nadal a pris sa revanche en dominant le Serbe (7/5 6/3) en finale du Masters 1000 de Rome ce 21 mai 2012. A six jours du début de Roland-Garros, le roi de la terre battue est bel et bien de retour !

Nadal, soulevant son trophée au tournoi de Rome

Nadal, soulevant son trophée au tournoi de Rome

Si certains en doutaient, Rafael Nadal est bien le meilleur joueur de terre battue actuel et peut-être même de l’histoire du tennis. Malmené dans son royaume en 2011 par un Novak Djokovic alors au-dessus de tout le monde, l’Espagnol a remis les pendules à l’heure en ce printemps. En attendant le juge de paix ultime de Roland Garros, où il a déjà triomphé six fois en sept participations, Nadal a décroché ce lundi le 6e titre de sa carrière sur la terre du Foro Italico de Rome en dominant en deux manches Novak Djokovic (7/5 6/3), qui l’avait battu ici-même il y a un an (6/4 6/4).

Quelques semaines après un premier succès éclatant à Monte-Carlo (6/3 6/1), dont on pouvait atténuer la portée en raison du décès concomitant du grand-père de Nole, la victoire décrochée ce lundi vient confirmer que Nadal, également vainqueur à Barcelone, n’entend pas laisser quiconque lui dicter sa loi sur terre, battue évidemment.

Mais si le score brut peut paraître large, il ne reflète pas réellement l’âpreté de la bataille qu’a dû livrer le nouveau numéro 2 mondial (Ndlr : il chipe cette place à Roger Federer grâce à cette victoire) pour venir à bout du Serbe. Certes, Nadal a souvent dicté le tempo, avec ses gifles liftées de coup droit si dévastatrices. Mais là où la plupart de ses rivaux sont débordés, Djokovic, lui, ramenait presque toutes les balles. La réciproque était vraie, si bien que l’on assistait à un véritable bras de fer dans le premier acte. Un bras de fer qui, après un break de chaque côté aux 5e et 6e jeux, basculait sur une faute d’arbitrage. A 5/4 Djokovic, 30-30, le Serbe envoyait un coup droit décroisé sur la ligne de couloir. «Out», jugeait l’arbitre alors que les images montraient que la balle avait bel et bien léché la ligne. Cet incident déconcentrait quelque peu Djokovic qui se faisait breaker dans le jeu suivant (6/5). Fou de rage, il en fracassait sa raquette et récoltait un avertissement.

Imperturbable, Nadal bouclait, lui, la manche quelques instants plus tard après 1h15 de jeu (7/5). Dans la foulée, et comme il en a l’habitude, le natif de Manacor mettait la pression sur Djokovic qui cédait son engagement d’entrée de deuxième manche (1/0). Quatre balles de débreak sauvées plus tard, Nadal créait un écart qui s’avèrerait décisif (2/0). Moins saignant et moins précis qu’en demi-finales face à Roger Federer, le numéro 1 mondial gâchait chacune de ses occasions de revenir, manquant notamment deux balles de débreak (6 laissées en route dans tout le match pour 1 seule convertie) dans un quatrième jeu interminable (plus de dix minutes), et commettait bien trop d’erreurs pour pouvoir empêcher la marche victorieuse de Nadal. Comme un symbole, c’est sur une double-faute de Djokovic (!) que l’Espagnol bouclait la partie (7/5 6/3) pour reprendre au Serbe un titre qu’il lui avait cédé l’an dernier et décrocher le 21e Masters 1000 de sa carrière. La planète tennis est prévenue, Rafael Nadal sera encore le grand favori de Rolland Garros.

 

 

 

 

 

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