A Madrid, Roger Federer a remporté son quatrième titre de la saison qui lui permet de redevenir N.2 mondial pour la première fois depuis mars 2011, au détriment de Rafael Nadal. La première place, délaissée en 2010, n’est plus aussi inatteignable qu’en début d’année. Le Suisse y croirait presque…

Federer célébrant sa victoire finale au Masters de Madrid

Federer célébrant sa victoire finale au Masters de Madrid

Troisième du classement mondial depuis le 21 mars 2011 (avec un passage par la quatrième place entre le 24 octobre et le 21 novembre, son pire classement depuis le 23 juin 2003), Roger Federer, lancé dans une quête un peu folle, peut, comme il le déclarait le 2 décembre dernier dans le New York Times, rêver encore de la place de numéro 1 mondial.

Le collectionneur, épris d’histoire du jeu, court toujours. Pour marquer l’histoire. Lui qui campe à 1 semaine du record de Pete Sampras resté 286 semaines au sommet de la hiérarchie mondiale. Et l’hypothèse semble, tournoi après tournoi, moins farfelue. Le Suisse pourrait ainsi s’installer sur le trône après Roland-Garros, dans le cas d’une combinaison extrêmement favorable… Mais surtout Federer qui a annoncé récemment son intention de poursuivre sa carrière jusqu’aux Jeux olympiques de Rio en 2016, voit loin. Ambition et aura intactes. Jeu à son zénith. A Madrid, en conférence de presse, tout à sa joie, il a confié son plaisir, son désir quant à cette course au numéro 1 : «Ce serait absolument extraordinaire. J’aurais pu chasser ce record il y a quelques années mais maintenant je regarde le long terme. Et puis je n’ai pas besoin de battre tous les records de Sampras (lui qui avec 16 Grands Chelems a effacé les 14 titres en Grand Chelem de l’Américain), après tout c’est mon idole. Mais la période qui arrive est excitante pour moi. Je joue bien et évidemment je pense pouvoir gagner un Grand Chelem

A 30 ans, seul le poids des ans rôde comme une menace. Comme l’illustre sa difficulté à se distinguer et à régner en Grand Chelem. Son dernier sacre date de l’Open d’Australie 2010. Sa dernière finale de Roland-Garros 2011. Au cœur de la cacophonie à Madrid, Roger Federer a joué à la perfection une rhapsodie en bleu, mélange de maîtrise et d’adaptation. Le printemps pourrait accompagner sa renaissance marquant l’éclatant retour au sommet d’un joueur hors pair maître d’un calendrier arpenté avec sagesse et d’objectifs ciblés avec sagesse.

 

 

 

 

 

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